Un ouvrage hydraulique est un ouvrage dont le principal rôle est de gérer l’écoulement de l’eau. Il peut être simple allant d’un canal d’écoulement jusqu’à un complexe ouvrages d’art. Le rôle d’un ouvrage hydraulique est de ce fait diffère d’un ouvrage à un autre, certain sert à retenir l’eau pour une éventuelle utilisation électrique, à dévier l’écoulement naturel pour une utilisation agricole, ou simplement à protéger les rives pour éviter des effondrements.

Bref aperçu sur les ouvrages hydrauliques

Les ouvrages hydrauliques sont des ouvrages destinés à la gestion des cours d’eau. De ce fait, dans le domaine de l’hydraulique, il existe différents types d’ouvrage art, tel que les canaux, les barrages, les digues de protection contre les inondations ou les submersions, les systèmes d’endiguement et les aménagements hydrauliques. Toutefois, avant la réalisation des travaux construction d’un ouvrage hydraulique, il faut toujours faire une étude géologique préalable, une étude de faisabilité et une étude des dangers. Aussi, il faut bien se conformer aux diverses législations et lois, et également au code environnement. Étant donné que la construction d’un ouvrage doit apporter des solutions et améliorations de la situation locale, si bien écologique et environnemental que sociologique.
Il existe actuellement plusieurs ouvrages et aménagements hydrauliques dans le monde. Et parmi eux, cinq sont classés particulières à cause de leur emplacement et leur forme singulière. Le choix de cinq aqueducs est une tâche ardue, car il existe des exemples très intéressants dans le monde entier. Voici un aperçu d’ouvrage et aménagement hydraulique qui présentent certaines caractéristiques qui les rendent particulièrement uniques.

L’ouvrage de Plan Delta et le réservoir de boues de résidus de Syncrude

Le plan Delta, ou Deltawerken, consiste en une série de constructions réalisées après les inondations de 1953 aux Pays-Bas. Le plan Delta a été l’un des plus grands projets de construction d’un ouvrage d’adduction d’eau au monde. En plus de protéger le pays, la méga-construction a apporté une contribution positive à l’agriculture, en facilitant l’approvisionnement en eau douce. En outre, les digues construites ont également amélioré la mobilité, en reliant différents points de la région. L’une des digues les plus impressionnantes qui a été construite est l’Escaut oriental, qui, avec une longueur de près de 8 kilomètres, est chargé de relier les îles de Schouwen-Duiveland et Noord-Beveland.
Le réservoir de boues de résidus de Syncrude est le plus grand réservoir du monde en volume, atteignant 540 millions de mètres cubes. Il est situé près de Fort McMurray, au Canada. Sa construction a débuté en 1973 avec pour objectif de stocker les boues issues de l’extraction du pétrole brut dans la région. Au fur et à mesure que ces travaux se sont poursuivis, le réservoir a atteint sa taille actuelle. En d’autre terme, c’est une sorte de protection inondations des boues.

Le barrage de Saemangeum, le canal interocéanique du Nicaragua et le grand œil de l’IJssel

Le barrage de Saemangeum est situé au milieu de la mer Jaune de la Corée du Sud. Grâce à ses 33,9 kilomètres de long, elle est devenue la plus longue du monde. La raison principale de sa construction était d’ajouter 400 kilomètres carrés d’espace supplémentaire à la péninsule coréenne, qui pourrait être utilisé comme une ville polyvalente : agricole, touristique, industrielle, résidentielle, etc. Les travaux n’ont commencé qu’en 1991 et il a fallu près de deux décennies pour construire le méga-projet, qui s’est achevé en 2010. Entre autre, 2,3 millions de travailleurs sont employés dans la construction chaque année, 123 millions de mètres cubes de terre sont utilisés et environ 20 milliards de dollars sont investis. Les digues ont été construites à une hauteur de 36 mètres et une largeur moyenne de 300 mètres, atteignant dans certains cas 535 mètres.
Le nouveau canal interocéanique du Nicaragua est un mégaprojet qui permet le passage de grands navires entre les Caraïbes et le Pacifique. Il est construit par la société chinoise HKND Group avec un investissement estimé par le gouvernement nicaraguayen à 40 milliards de dollars. La construction a débuté le 22 décembre 2014 et pourrait être partiellement réalisée d’ici 2019, date à laquelle elle aurait la capacité de capturer 416 millions de tonnes, soit 3,9 % du fret maritime mondial. Le projet de canal interocéanique du Nicaragua se veut une alternative à celui du Panama en permettant le passage de navires plus grands et comprendrait une voie navigable plus large que le canal de Panama élargi. Il comprendra également une voie ferrée, des pipelines, deux ports en eau profonde, des zones franches et deux aéroports, tous deux situés sur les côtes des Caraïbes et du Pacifique.
Enfin le grand œil de l’Ijssel est un énorme trou circulaire construit sur une île artificielle au milieu du lac Ketelmeer, dans lequel se jette l’Ijssel aux Pays-Bas, et qui sert de puits pour le dépôt de sédiments très contaminés. Sa construction a commencé en 1996 et s’est achevée trois ans plus tard, en 1999. Entre les années 1950 et 1990, le lac Ketelmeer a été fortement pollué par les déchets industriels des différentes usines de la région, ce qui en fait l’un des endroits les plus pollués de l’hydrographie européenne. Puis le gouvernement du pays, a décidé de créer cette structure pour la crainte que cela entraînera la contamination des eaux souterraines ou du lac IJsselmeer. Il peut stocker plus de 20 millions de mètres cubes de sédiments, le diamètre du puits étant d’un kilomètre et ayant une profondeur de 45 mètres. Elle possède également un remblai de 10 mètres entourant la structure pour éviter les inondations submersions.