Les routes, et en général l’infrastructure d’un pays, influencent directement son développement économique et social, il est donc essentiel de les entretenir correctement. Des inspections périodiques sont essentielles pour détecter à temps les incidents ou les pathologies. Mais les questions sont : pourquoi faire une inspection pont routier ? Et comment procède à l’inspection pont routier ?

L’importance de l’inspection pont routier 

L’inspection pont routier est vital pour un pays. En Espagne, l’Association espagnole des routes (AEC) a assuré que ces routes ont besoin d’un investissement de plus de 6 milliards pour être dans un état optimal. Bien que certains projets soient déjà en cours de réalisation pour pallier les diverses détériorations existantes, des investissements supplémentaires devront encore être réalisés pour résoudre complètement cette situation.

Dans d’autres pays d’Amérique latine, des plans sont déjà en cours pour rénover leurs routes, comme en Équateur, où 8 500 kilomètres de routes ont déjà été réhabilités et construits, ou au Pérou, qui investit beaucoup dans les infrastructures.

L’inspection pont routier, dans le cadre de cette maintenance, est vraiment utile, car elles permettent de connaître l’état fonctionnel et résistant des différents éléments qui sont intégrés dans une route, confirmant si cet état est adéquat pour offrir le service de manière sûre et sans risques qui pourraient mettre en danger la vie des usagers. C’est le cas des ponts, l’un des ouvrages les plus courants dans tous les travaux routiers.

Les inspections sont visuelles, sans moyens auxiliaires, et seront effectuées en profondeur et par des professionnels spécialisés afin qu’elles soient fiables.

Comment procéder à l’inspection pont routier ?

Dans le cas particulier des inspections des ponts routiers, en Espagne, elles sont effectuées tous les cinq ans (sur les routes relevant du ministère du développement). Cette période est raccourcie en cas de situations imprévues qui pourraient endommager la structure (inondations, tremblements de terre, impact de véhicules, etc.). La première inspection est effectuée avant la mise en service du pont, ce qui permet aux autres inspections ultérieures d’observer l’évolution des dommages ou de la détérioration.

Ces inspections impliquent des équipes techniques ayant des connaissances suffisantes pour effectuer les travaux, en plus d’être supervisées par un ingénieur en structure. Ces professionnels doivent avoir des connaissances suffisantes pour pouvoir comprendre le comportement structurel des ponts, la dégradation et la détérioration des structures et disposer également d’informations pour préparer correctement l’inspection pont routier.

Les équipements nécessaires pour l’inspection pont routier

Le matériel le plus couramment utilisé pour ce travail comprend un véhicule qui offre la possibilité d’accéder à l’endroit où se trouve la structure, un ordinateur portable qui permet d’enregistrer les données in situ en format numérique, un appareil photo pour prendre des photos des dommages observés, un GPS qui permettra de localiser la structure, du matériel pour noter les observations, un mètre ruban et un distance mètre, de la craie de couleur pour marquer les dommages, une échelle, un couteau, un marteau, une loupe, des jumelles, une lampe de poche, un gabarit pour mesurer les fissures ou un fissure mètre et des équipements de sécurité et de signalisation personnelle pour éviter les accidents pendant les travaux.

Avant l’inspection pont routier, il est nécessaire de planifier les travaux à effectuer, en recueillant les données suivantes pour connaître la structure en détail :

L’inspection principale est effectuée avec la révision visuelle divisée en phases, ce qui nécessite une opération systématique qui évite d’éventuelles erreurs :

Inspection du périmètre inférieur des faces verticales des étriers et des faces latérales de la planche. Elle consiste en l’inspection de tous les éléments du contour de la structure.

Inspection en zigzag sous le tableau de bord. Une inspection des piles et du fond de la planche est effectuée.

Inspection du périmètre de la zone supérieure du conseil.

Lorsque l’inspection de la zone inférieure est terminée, la partie supérieure du tableau est remontée, en observant l’état de la chaussée, les joints de dilatation, les barrières et garde-corps, les dalles de transition, les dalots, les panneaux, les portails et les feux.

Le tronçon de rivière à inspecter doit être quatre fois plus long que le pont, jusqu’à un maximum de 100 mètres.

Les travaux suivants seront ensuite effectués dans le bureau : contrôle des cartes de terrain, vérification de leur bon remplissage, localisation, photos en ordre et sans défauts, et introduction des données, une fois vérifiées et corrigées, dans la carte, en vue de leur incorporation ultérieure dans le logiciel de gestion correspondant.