La réparation des routes en mauvais état est l’une des tâches les plus récurrentes des administrations publiques à une époque où les priorités sont dictées par l’économie. Ainsi, le renouvellement des chaussées devient l’un des débouchés professionnels possibles pour de nombreux ingénieurs et ces derniers doivent y être préparés. De nos jours, les engins que l’on utilise pour l’entretien et la réhabilitation des routes sont devenus de plus en plus performants et bénéficient des dernières avancées technologiques. Découvrez dans cet article les 9 matériels routiers les plus utilisés en matière d’entretien ou de renouvellement des chaussées.

La technologie au service de l’industrie routière

Au début du XXème siècle, les matériels ayant permis à la réfection des routes se basaient principalement sur les systèmes hydrauliques. Mais aujourd’hui, l’évolution technologique notamment le développement de l’informatique a permis la conception des nouveaux engins plus spécifiques non seulement dans leur mode de fonctionnement mais surtout en termes de résultats et de performance.

La dernière nouvelle est que le gouvernement espagnol a approuvé, à la fin de 2017, un modèle de partenariat public-privé pour construire de nouvelles routes et pouvoir s’occuper de l’entretien des routes existantes. Ainsi, ce programme prévoit d’atteindre un investissement de 5 000 millions d’euros et répond aux demandes du secteur de la construction pour encourager les investissements dans les infrastructures.

Ainsi, la conservation des routes a un rôle particulier à jouer en Espagne au cours des prochaines années, ainsi que dans le reste de l’Europe et en Amérique latine, qui devront investir des montants économiques importants dans l’entretien de leur patrimoine routier. Pour pouvoir mener à bien un projet de réhabilitation des patrimoines routiers, il est indispensable de maîtriser les différentes machines dont l’industrie routière dispose. Si les niveleuses, les compacteurs ou encore les finisseurs sont des outils incontournables pour réaliser des travaux de qualité notamment en ce qui concerne la préparation des supports et des couches de chaussée, d’autres machines plus performantes et adaptées aux besoins des chantiers sont toutes aussi indispensables. Pour la bonne exécution des travaux par exemple, les ingénieurs utilisent les GPS comme outils topographiques permettant de localiser les positions dans le plan ainsi que les points importants du chantier avec précision.

Quelles sont les machines nécessaires au renouvellement des chaussées ?

1- Recycleur (stabilisateur)

Le rôle du recycleur dans les chaussées bitumineuses est d’effectuer un recyclage in situ ou à froid, soit pour renouveler la base ou la couche de roulement. Il s’agit de fraiser les couches de surface les plus détériorées des chaussées en asphalte, d’injecter du ciment ou une émulsion avec les additifs pulvérisés sur chaque chaussée, de mélanger et, dans certains cas, de paver avec un pré-compactage.

La structure de la chaussée est le résultat d’une combinaison de différents matériaux et de différents types de construction. La structure de la chaussée est le résultat d’une combinaison de différents matériaux, y compris le matériau à recycler et le matériau à stabiliser. D’autres modèles, plus simples et entraînés par des roues, sont équipés d’un système d’injection d’eau contenant du ciment ou une émulsion de bitume dans le tambour de fraisage pour le mélanger au matériau fraisé en exploitant l’inertie du rotor.

2- Machine de dosage et de distribution de liants

Les équipes chargées du dosage et de la distribution des liants participent au recyclage sur place. Ils peuvent être soit des distributeurs d’eau et de ciment pour le recyclage in-situ avec du ciment, soit des distributeurs d’émulsion de bitume pour le recyclage in-situ avec de l’émulsion.

Le système de dosage pour le ciment et l’eau dans le premier cas, et pour l’émulsion de bitume, l’eau et les additifs dans le second cas, consiste en des réservoirs disposés de manière appropriée, des pompes à déplacement variable et des diffuseurs avec un contrôle automatique programmable du dosage

3- Machine à fraiser

La fonction de la fraiseuse est d’enlever et de briser les couches de matériaux existantes dans la chaussée à réhabiliter. Il le fait en faisant tourner le tambour de fraisage, qui est un cylindre disposé horizontalement au fond de la machine, avec un axe de rotation orthogonal au sens de la marche. Le tambour est équipé d’outils de coupe qui pénètrent la couche de matériau en l’arrachant et en la brisant, laissant une rainure sans masse dans la chaussée.

La fraiseuse est une machine composée d’un châssis rigide autopropulsé, qui intègre le moteur, les entraînements, les commandes, le tambour de fraisage et la courroie de collecte, lorsqu’elle est montée. Les fraiseuses peuvent être sur roues, adaptées au fraisage de petites largeurs ou à celles nécessitant une grande mobilité (zones urbaines), ou sur chaînes, capables d’offrir une plus grande largeur de travail et adaptées aux travaux en rapport avec des productions plus importantes.

Une fois que le matériau a été broyé, il peut être placé sur la surface broyée ou dans des machines à bande, ramassé par un tapis roulant et soulevé pour être déchargé sur un moyen de transport qui l’amènera au point de recyclage ou à une décharge.

4- Train de recyclage sur site

Le recyclage in situ à l’aide d’une émulsion de bitume peut être effectué avec un train de recyclage in situ. Il se compose d’une série de véhicules automoteurs ou tractés équipés de bandes transporteuses, de cribles, d’un broyeur, de réservoirs, de diffuseurs et d’un mélangeur.

Une fois que le matériau endommagé a été broyé, il est reçu, vraisemblablement en provenance du convoyeur de décharge d’une fraiseuse, dans une trémie de réception avec un tapis roulant qui le conduit à un crible. Le matériau est ensuite criblé pour le processus suivant, tandis que le rejet est acheminé vers un broyeur, qui brise le matériau broyé encore lié en morceaux. Le résultat du moulin est alors à nouveau criblé. Une fois que la taille appropriée de la ségrégation a été atteinte, elle est amenée à un mélangeur à flux continu où elle est mélangée à l’émulsion et versée sur un tapis roulant qui amène le matériau à un finisseur, qui le place dans la couche souhaitée et le prépare pour un compactage ultérieur.

5- Usine de fabrication

Les usines de fabrication utilisées à des fins de recyclage disposent d’un système d’ajout de la matière broyée. La première étape de ce processus consiste à déterminer le type de chaussée à traiter, le type de matériau à traiter et le type de matériau à traiter. Les installations recueillent le matériau résultant du broyage et du concassage (si nécessaire) et le chauffent jusqu’à ce que le liant (le bitume) fonde, ce qui permet de le mélanger à des agrégats secs, à une charge et à du nouveau bitume avec lequel on obtient la formule du projet.

6- Moyens de transport

Il s’agira de camions articulés ou rigides, équipés d’une benne basculante lisse et étanche qui sera traitée avec un produit spécifique pour éviter que le mélange d’asphalte n’y adhère. Leur forme et leur hauteur doivent être telles que, lorsque le mélange d’asphalte est versé dans le finisseur, le camion ne le touche que par les rouleaux prévus à cet effet. Ces rouleaux doivent être munis d’une bâche ou d’une couverture appropriée pour protéger le mélange bitumineux chaud pendant le transport.

La mission spécifique des équipements de transport d’enrobés bitumineux à chaud est de transporter le produit sur le lieu de travail sans perdre ses propriétés. Cela implique qu’il doit arriver à une température suffisamment élevée pour éviter la ségrégation par refroidissement du mélange.

7- Réservoir d’eau

Lors de la pose de couches d’asphalte, la première étape consiste à arroser une émulsion de bitume sur la surface à paver. L’eau permet une émulsion pouvant assurer l’adhérence correcte de la couche à revêtir à la chaussée existante. L’émulsion bitume doit être en contact avec les deux surfaces à coller, elle doit donc avoir la même largeur.

Les réservoirs d’arrosage d’émulsion d’asphalte, communément appelés camions à bitume, sont constitués d’une série d’équipements montés sur le châssis d’un camion lui-même. Ils sont constitués d’une cuve chauffée et isolée, d’une pompe à impulsion d’émulsion, d’une rampe d’arrosage à largeur variable équipée d’injecteurs et d’un système de contrôle qui dose la couche d’épandage.

8- Matériel de pavage

Les couches de base (couche de base et couche de liaison) sont revêtues par des pavés d’asphalte. Ce pavement se fait alors avec des matériels automoteurs et équipés des dispositifs nécessaires pour la pose d’enrobés à chaud avec la géométrie et le rendement requis et un minimum de compactage. La capacité de la trémie et la puissance seront adaptées à l’épaisseur et à la largeur de la couche à exécuter, en tenant compte des pentes.

Il convient de noter que ces pavements sont généralement équipés d’un dispositif de nivellement automatique et d’un élément chauffant pour l’exécution du joint longitudinal.

9- Équipement de compactage

Les rouleaux métalliques vibrants, les rouleaux pneumatiques ou les rouleaux mixtes, qui sont un mélange des deux précédents, sont utilisés pour les travaux de compactage. La composition minimale sera d’un rouleau vibrant métallique ou mixte et d’un rouleau pneumatique.

Tous les rouleaux compresseurs doivent être automoteurs, être équipés d’inverseurs de sens de marche et de dispositifs permettant de nettoyer leurs jantes ou leurs pneus pendant le compactage et de les maintenir humides si nécessaire.

Vous en savez maintenant un peu plus sur les machines utilisées pour l’entretien des chaussées et vous êtes plus près d’être un grand professionnel.

Pourquoi a-t-on besoin de réhabiliter les routes ?  

A l’état naturel, la qualité d’une surface de circulation ne peut être assurée et ne permet pas le transport des marchandises, des biens ou des personnes. D’où la nécessité de faire appel à des entreprises disposant d’ingénieurs expérimentés en travaux de rénovation. En effet, les procédés techniques et spécifiques consistant le revêtement du sol ou encore les mélanges bitumeux requièrent un savoir-faire très pointu et la maîtrise des différentes machines indispensable pour le renouvellement de chaussée et ce, allant de la conception et du choix des produits à l’organisation du chantier tel que le terrassement, l’enrobé bitumeux chauds ou froids, l’enrobé coulés à froid,  l’enduit etc… en vue d’obtenir une chaussée neuve. Pour ce faire, plusieurs entreprises, comme Eiffage Route par exemple, sont capables de faire la différence la mise en œuvre d’un projet de revêtement des chaussés et s’engage à améliorer la qualité du réseau routier à travers expériences. La construction de route doit répondre aux besoins de la population qui s’exprime à travers des exigences en matière de transport, de surface de circulation  en fonction de sa croissance démographique. Ces constructions doivent en revanche être effectuées dans le respect des budgets certes mais surtout dans le respect de l’environnement.