Que ce soit pour des raisons liées au trafic maritime ou fluvial, à l’innovation en matière de conception ou pour des raisons purement économiques, la construction de ponts et de passerelles à sections mobiles est de plus en plus courante. Dans ce post, nous rassemblons une classification des ponts mobiles, ainsi que les principaux exemples de chacun d’entre eux. Découvrez-les !

Caractéristiques d’un pont mobile

Un pont mobile est une structure ayant la capacité de se déplacer, normalement dans le but d’ouvrir la voie au trafic des bateaux sur son emplacement, générant ainsi une série d’avantages économiques dans le projet dérivés de l’économie du coût des quais et des matériaux grâce à la construction dans un plan inférieur à celui qui nécessiterait de permettre le trafic maritime ou fluvial s’il ne s’agissait pas d’une structure mobile. En fonction de leurs mécanismes d’ouverture et des sections de la structure qui sont mobiles, les ponts mobiles et les passerelles sont classés comme suit : ce sont les premiers types de ponts mobiles jamais utilisés.

Ils sont apparus au Moyen Âge et ont été placés pour sécuriser l’entrée d’une ville ou d’une forteresse, permettant un accès sélectif. Les ponts-levis étaient constitués d’une structure rigide, normalement en bois, qui était levée et abaissée au moyen de chaînes ou de cordes couplées à un système de rouleaux rotatifs et avait l’avantage de permettre un déploiement rapide de la structure, pour des entrées ou des sorties rapides en cas de besoin.

L’utilisation de ce type de pont a établi l’idée de base générale des constructions mobiles ultérieures, les plus semblables à celles utilisées aujourd’hui étant les ponts basculants et les passerelles. Les ponts basculants sont constitués de 1 ou 2 sections (généralement 2) qui s’ouvrent dans une direction perpendiculaire au plan du tablier, en tournant sur le point de connexion avec le reste de la structure fixe, grâce à l’aide de contrepoids situés sous la plate-forme.

Les ponts mobiles célèbres

James Meadow Rendel a construit le premier exemple de pont basculant en 1831 dans l’estuaire de Kingsbridge en Angleterre. Aujourd’hui, c’est l’un des types de ponts mobiles les plus répandus, comme le pont Erasmus à Rotterdam et le célèbre Tower Bridge à Londres. Photographie : skeeze (Pixabay).

Le pont pliant est une typologie dans laquelle le tablier est divisé en plusieurs structures rigides reliées par des unions à capacité de rotation. La manœuvre d’ouverture à la circulation d’un pont de ce type consiste à se rassembler sur une berge, au moyen de manœuvres successives de plis, en acquérant lors du rassemblement une forme semblable à une lettre M.

A titre d’exemple il y a le Hörnbrücke, à Kiel (Allemagne). Les ponts tournants, également appelés ponts pivotants, sont ceux dont une ou plusieurs des divisions rigides du tablier tournent sur un axe central, généralement une pile, dans une direction perpendiculaire à sa position habituelle mais en restant dans le même plan horizontal, permettant le trafic maritime de part et d’autre de celui-ci.

Comme exemples de cette typologie, il existe le pont des femmes, à Buenos Aires (œuvre de Santiago Calatrava) ; le pont du gouvernement sur le fleuve Mississippi, ou le George Coleman Memorial Bridge, en Virginie (USA) qui possède deux sections rotatives mobiles. Ce dernier est également le plus long pont mobile du monde, avec une longueur totale de 3 750 mètres.

Un pont roulant est un pont dont la manœuvre d’ouverture à la circulation consiste à se retourner sur lui-même, dans un mouvement similaire à celui d’une chenille.animation. Le seul exemple de cette typologie est le pont roulant, au Royaume-Uni.