La réalisation des projets d’envergure nécessite souvent des fonds conséquents que les ménages ne disposent pas forcément. Les revenus ôtés des charges ne laissent pas une marge importante à investir. Le prêt à la consommation octroyé par les organismes de crédit s’avère être l’une des solutions envisageables pour financer ces projets. Cependant, un tel contrat mérite réflexion puisqu’un emprunt engage la personne qui doit rembourser les sommes obtenues avec l’intérêt. L’emprunteur doit se poser quelques questions avant de contracter ce crédit.

1. Qu’est-ce qu’un crédit personnel ?

Faisant partie des crédits à la consommation, le prêt personnel est un contrat qui lie un créancier et un emprunteur. Généralement, les banques et les organismes financiers proposent une offre de crédit perso de ce type aux particuliers qui sont libres de dépenser les fonds mis à leur disposition. Les bénéficiaires peuvent utiliser l’argent pour leur projet, comme pour acheter des biens ou autres. Ce crédit conso, sans justificatif d’affection des sommes obtenues, est caractérisé par un taux fixe, une mensualité fixe et connue à la signature, une souscription à une assurance et une durée de remboursement allant de 6 mois à 7 ans, avec une possibilité d’anticipation. Le montant pouvant être accordé par les créanciers va de 200 € à 75 000 €. Sa définition dépend en grande partie du côté cessible de l’emprunteur et de sa situation.

2. Comment se déroule la formalisation de cet emprunt ?

Normalement, un certain nombre de documents doivent être fournis par l’emprunteur afin de constituer le dossier de demande de prêt personnel. Le conseiller clientèle de la banque ou l’agent en charge de l’affaire effectue une étude préalable avant de transmettre la requête à un niveau supérieur. En cas d’accord de principe favorable, un contrat est établi en bonne et due forme et sera signé par les deux parties. Les détails qui caractérisent ce crédit personnel sont mentionnés dans ce document. À la validation finale du contrat, les fonds sont débloqués et l’emprunteur peut les utiliser librement.

3. Est-ce qu’un apport personnel est requis pour ce genre d’emprunt ?

Aucun apport n’est exigé pour obtenir un prêt personnel. L’emprunteur reçoit la totalité des fonds dont il a besoin et peut utiliser cet argent selon ses bons vouloirs. L’achat d’un terrain ou d’un bien est même envisageable si la somme est suffisante, alors que pour un crédit immobilier, un apport est toujours exigé.

4. La souscription à une assurance est-elle obligatoire ?

Souscrire une assurance n’est pas obligatoire lorsqu’une personne contracte un crédit personnel, mais vivement recommandé. Par ailleurs, la plupart des organismes de crédit accordent rarement un prêt pour les personnes qui refusent de prendre une assurance. Les principales garanties visent à couvrir l’emprunteur en cas de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA) ou de décès. Dans cette optique, la compagnie rembourse les sommes restant dues à la place du titulaire du prêt. Généralement, les banques et les organismes de crédit proposent un contrat provenant d’un assureur partenaire, mais l’emprunteur n’est pas obligé de le prendre. Ce dernier peut opter pour la compagnie de son choix, tant que les garanties offertes sont équivalentes à celles de l’assureur de la banque.

5. Un emprunteur peut-il se rétracter ?

Normalement, à la signature d’un contrat de prêt personnel, une souche détachable est donnée à l’emprunteur pour qu’en cas de changement d’avis, il puisse faire valoir ses droits de rétractation. Au regard de la loi Lagarde en date du 1er juillet 2010, toute personne ayant signé un prêt à la consommation dispose de 14 jours pour faire marche arrière. Ce délai est compté à partir de la date effective du crédit, c’est-à-dire à la signature du contrat. Pour ce faire, l’intéressé doit envoyer le bon de rétractation à la banque par courrier recommandé avec accusé de réception, aucun justificatif n’est exigé.

6. Que se passe-t-il si l’emprunteur n’a plus les moyens de payer les mensualités ?

Les changements ayant des impacts sur les finances ne sont pas de bon augure pour les personnes qui ont souscrit un crédit conso puisqu’elles ont pour l’obligation d’honorer leur dette. Dans le cas où ces revirements de la situation seraient incontournables, l’intéressé doit anticiper et ne pas attendre que le surendettement arrive. Prendre l’initiative d’exposer les faits auprès de sa banque permet de voir ensemble les moyens d’apurer ces dettes. Le rééchelonnement du crédit est la solution classique suggérée par ces établissements. Dans ce concept, les mensualités sont revues à la baisse et la durée du contrat est prolongée.
Si aucune réaction de la part de l’emprunteur n’a été enregistrée alors que les mensualités n’ont pas été payées, la banque va commencer par l’envoi d’une mise en demeure. Cette lettre exige l’acquittement des sommes dues. La procédure peut aller plus loin, jusqu’à l’assignation en justice, si l’emprunteur fait la sourde oreille.