La mise en place du Droit opposable au logement, demandée depuis longtemps par les associations qui interviennent sur le champ de l’exclusion, a été voulue par cette majorité. Elle représente une avancée car elle créée une obligation pour l’ensemble des acteurs de la chaîne du logement.

Après un an de mise en œuvre, c’est près de 40% des demandeurs remplissant les conditions qui ont trouvé un toit sous la forme d’un logement ou d’un hébergement.

Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat en charge du logement et de l’urbanisme, souligne qu’il ne peut se satisfaire de ces résultats et qu’il va continuer à agir.

Le secrétaire d’Etat indique que dans les régions très tendues comme l’Ile-de-France, nous savions que la mise en place du DALO ne permettrait pas d’apporter immédiatement un logement social pour tous les demandeurs. Mais le DALO nous donne une obligation de résultat et nous impose de nous mettre en ordre de marche pour que l’objectif soit atteint.
L’amélioration du dispositif implique :

  • de faire véritablement du DALO l’ultime recours : nous devons travailler sur toutes les situations de mal logement en amont.
  • de rendre les procédures d’attributions de logements sociaux plus transparentes pour garantir la prise en compte des publics prioritaires.

La priorité, c’est donc de construire plus, et notamment des logements sociaux, pour donner des débouchés aux demandes. 110 000 logements sociaux ont été financés en 2008, nous allons faire encore mieux en 2009.

Un autre objectif, c’est l’information, car beaucoup de personnes ne savent pas encore utiliser ce droit. Conformément aux recommandations du groupe de travail présidé par M. Paul Bouchet, une brochure « Droit au logement opposable – mode d’emploi » va être largement diffusée notamment auprès des travailleurs sociaux.

Ce document va permettre de mieux informer le public des modalités et des démarches à suivre pour bénéficier de ce dispositif dans les meilleures conditions.